Association clamartoise

pour le mieux-être et la santé 

𝑳𝑨 𝑹𝑬𝑺𝑰𝑳𝑰𝑬𝑵𝑪𝑬

Comment la cultiver et mieux aborder les épreuves de la vie ?

Pourquoi j’ai choisi ce thème pour cet article ?


Lorsqu’une amie m’a attribué cette faculté de « résiliente » lors d’un exercice de coaching, à l’époque j’ai dû faire quelques recherches. J’avais besoin de comprendre ce terme et ce qu’il impliquait et comment il pouvait me correspondre.


C’est à ce moment-là que j’ai compris que c’était possible. A l’époque, je venais de traverser une épreuve qui remettait ma vie, l’essence de mon existence en cause. Or en me familiarisant avec ce terme de « résilience » j’ai compris que la vie valait le coup d’être vécue et que chaque épreuve pouvait être surmontée et que j’avais développé sans le savoir ce principe de résilience. A mon tour, j’ai voulu partager et transmettre cette résilience.


Etymologie


L'étymologie du mot résilience est composée du mot latin « resilire », qui est à l'origine de “résiliation” et de “résilience”, et fabriqué à partir du verbe « salire », qui veut dire “sauter”, et du préfixe “re” qui indique un mouvement vers l'arrière.

De leur côté, les anglos-saxons préfèrent utiliser la racine « resiliens » (participe présent de resilire) pour donner l’image du rebond, l’idée de reculer pour mieux sauter.


Définition du concept de résilience


« La « résilience » concerne premièrement le domaine de la science physique. Il définit la capacité qu’ont les corps étudiés (cellules, etc.) à résister aux chocs environnants et à reprendre ensuite leur forme et leurs propriétés initiales. »


Le terme de “résilience” est souvent utilisé dans de nombreux domaines tels que le climat ou la technique. Voici quelques titres que nous pouvons lire régulièrement : « Climat et résilience », « Ode à la résilience de la Nature », « Une réserve de résilience pour les prochaines vendanges ».


Quelques exemples de domaines où la résilience s’applique :


En écologie et en biologie, la résilience est la capacité d’un écosystème, d’une espèce ou d’un individu à récupérer un fonctionnement ou un développement normal après avoir subi une perturbation.


En informatique, la résilience est la capacité d’un système ou d’une architecture réseau à continuer de fonctionner en cas de panne.


Et bien entendu le domaine de la psychologie. C’est d’ailleurs ce domaine-là qui m’intéresse plus particulièrement et que je souhaite aborder et mettre en lien avec le développement personnel et professionnel que ce soit avec la Sophrologie et le Coaching.


En psychologie, la résilience est un phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté par un traumatisme, à prendre acte de l’événement traumatique pour ne plus, ou ne pas, avoir à vivre dans la dépression et se reconstruire d’une façon socialement acceptable.


Finalement voici la définition de la résilience que je retiens et que je vous partage :

Il s’agit de la « capacité à faire face aux adversités de la vie, transformer la douleur en force motrice (…) et en sortir fortifier. » C’est en quelque sorte trouver le cadeau caché derrière chaque épreuve que la vie nous envoie.


Origine de la Résilience


Boris Cyrulnik, médecin neuropsychiatre de formation et psychanalyste, est un des premiers à avoir vulgariser le concept de « résilience » = « renaître de sa souffrance ».

Il a concentré ses recherches sur le concept de la résilience. Il affirme que « le malheur n'est pas une destinée, rien n'est irrémédiablement inscrit, on peut toujours s'en sortir. » Il y a donc de l’espoir pour chaque personne, à condition d’y mettre un peu de soi !

Résilience, le vrai du faux


La résilience c’est :

• Une capacité qui se cultive

• Réguler ses émotions

• Savoir demander de l’aide

• Apprendre et s’adapter continuellement tout au long de la vie


A l’inverse, la résilience ce n’est pas

• Une capacité innée

• L’art de masquer ses émotions

• Être inconditionnellement positif et nié le négatif

• Une force et des compétences hors du commun


La résilience, art ou instinct ?


« La résilience c’est l’art de naviguer dans les torrents » dit Boris Cyrulnik.

Je partage cette image et ce point de vue. Toutefois, la résilience est-elle vraiment un art ou n’est-elle pas plutôt pour certain et dans certaine situation un instinct de survie ?


D’un point de vue plus personnel et pour l’avoir vécu, je sais l’état de sidération dans lequel nous plonge l’annonce d’une maladie potentiellement mortelle. Mais ce pourrait être aussi la mort d’un enfant, d’un être cher ou tout autre événement qui comme un tsunami pulvérise l’être que nous étions jusqu’alors pour remettre en question l’essence même de notre personnalité et de notre existence. Pourquoi moi ? Pourquoi cette épreuve ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?


L’instinct de survie prend alors le relais. Dans un premier temps, c’est en quelque sortes continuer à vivre seconde après seconde, minutes après minutes jusqu’à ce qu’il nous soit possible de réfléchir à : comment je fais maintenant pour vivre avec cela ? comment je fais pour surmonter cela ? vais-je d’ailleurs réussir à surmonter cette épreuve ? comment trouver les forces nécessaires pour vivre cette épreuve de vie ?


A l’image du processus de deuil en plusieurs étapes (déni, colère, marchandage, dépression, acceptation), sortir de cette étape de sidération peut prendre du temps.

Effectivement, la durée de chaque étape est personnelle et dépend de l’énergie de vie de chacun. Il n’y a pas de règle préétablie qui dicte comment c’est et comment ça doit être. Chacun vie ces étapes en fonction de ces possibilités du moment.


La résilience c’est finalement ce cheminement, ce processus et ce dépassement de chaque étape pour arriver à la phase de reconstruction.


La résilience, c’est aussi ne plus être nous-même, ne plus être celle ou celui que nous étions avant de traverser et surmonter l’épreuve. C’est devenir une nouvelle personne enrichie par cette expérience, avec de nouvelles priorités de vie.


La Sophrologie et le Coaching au service de la Résilience


En tant que Sophrologue et Coach professionnel, je souhaite aborder ce thème de la résilience sous ces 2 aspects.


La résilience, un chemin d’accroissement par la Sophrologie

De nombreuses recherches récentes sur le cerveau montrent que nous sommes capables de nous adapter à des situations nouvelles jusqu'à un âge avancé.

De plus, la plasticité du cerveau est la base de tous les processus d'apprentissage. Elle permet à l'organisme de réagir aux changements de son environnement et de s’y adapter

En d’autres termes, les idées et les pensées que nous créons changent et influencent directement notre cerveau.

Or, le lien entre notre esprit ou cerveau et notre corps n’est plus à démontrer.

C’est d’ailleurs, un des concepts clés de la Sophrologie. Corps et esprit sont intimement liés.


Grâce à des mouvements simples et efficaces associés à une respiration contrôlée et une visualisation d’images positives, la Sophrologie offre la possibilité de se détendre physiquement et par conséquent mentalement.

Plus le corps physique est détendu et relâché et plus l’esprit et le mental est apaisé et calmé.


La Sophrologie va aider à

- Se concentrer sur le positif – le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide.

- Apprendre à dépasser les épreuves de vie en se reconnectant à l’instant présent

- Améliorer son bien-être et ses capacités pour maintenir son mieux-être au quotidien

- Développer ses capacités et ses ressources personnelles


La résilience, un chemin d’accroissement par le Coaching

Si la résilience individuelle est la capacité d’une personne à faire face, la capacité à pouvoir se développer et à augmenter ses compétences dans une situation adverse, voici plus concrètement quelques-unes de ces capacités : estime de soi, capacités à résoudre des problèmes, capacité d’adaptation, optimisme, humour, créativité, capacité à donner du sens aux événements, spiritualité, volonté de faire face aux événements, capacité à demander de l’aide et à recevoir de l’aide.


La résilience dépend donc bien de compétences ou facteurs individuels internes ou externes en constante évolution, tout au long de la vie et suivant les différentes étapes de la vie.


Les facteurs internes à chacun :

• Les traits de caractère ou de personnalité

• Les attitudes, points de vue, convictions : voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide, accepter que les crises, les maladies et les évènements douloureux fassent partie de la vie

• Les talents, les dons, les aptitudes, ne pas se comporter en victime mais plutôt être capable de s’adapter aux situations inconnues, nouvelles et parfois compliquées et douloureuses.

• Les expériences et les compétences : regarder l’épreuve comme une expérience de vie plutôt qu’une fatalité insurmontable et dans la mesure du possible découvrir le cadeau caché.


Les facteurs externes trouvés dans l’environnement de chaque individu :

• Des modèles positifs : entourer de personnes fortes et positives permet de développer notre force intérieure.

• Un environnement d’apprentissage et de travail stimulant : faire de nouvelles expériences et poursuivre son développement personnel

• L’ouverture à de nouvelles perspectives et formations complémentaires sont essentielles pour développer sa résilience.


Un accompagnement de coaching professionnel ou personnel va permettre à celui qui en bénéficie d’accroitre sa résilience en accroissant ces compétences, ces capacités, ces talents et en se reconnectant avec son environnement, ses valeurs et sa mission de vie tout en se libérant des croyances limitantes.


Citations


« Le bonheur n’est pas ce que l’on désire mais d’apprécier ce que l’on a » Paulo Coelho

« La résilience, c’est l’art de naviguer dans les torrents. » Boris Cyrulnik

« Un coup du sort est une blessure qui s’inscrit dans notre histoire, ce n’est pas un destin. » Boris Cyrulnik

« On ne se libère pas d’une chose en l’évitant, mais en la traversant. » Cesare Pavesi

« On peut découvrir en soi et autour de soi, les moyens qui permettent de revenir à la vie et d’aller de l’avant tout en gardant la mémoire de sa blessure. Sans souffrance pourrait-on aimer ? Sans angoisse et sans perte affective, aurait-on besoin de sécurité ? Le monde serait fade et nous n’aurions peut-être pas le goût d’y arriver » Boris Cyrulnik


Bibliographie


Film « La Vie Est Belle » de et avec Roberto Begnini


En conclusion de cet article, j’aimerai vous partager le conte oriental du bambou et de la fougère, une ode à la résilience.


« Un jour, je me suis avoué vaincu… J’ai renoncé à mon travail, à mes relations, à ma vie. Je suis alors allé dans la forêt pour parler avec un ancien que l’on disait très sage.

– Pourrais-tu me donner une bonne raison de ne pas m’avouer vaincu ? Lui ai-je demandé.

– Regarde autour de toi, me répondit-il, vois-tu la fougère et le bambou ?

– Oui, répondis-je.

– Lorsque j’ai semé les graines de la fougère et du bambou, j’en ai bien pris soin. La fougère grandit rapidement. Son vert brillant recouvrait le sol. Mais rien ne sortit des graines de bambou. Cependant, je n’ai pas renoncé au bambou.

La deuxième année, la fougère grandit et fut encore plus brillante et abondante, et de nouveau, rien ne poussa des graines de bambou. Mais je n’ai pas renoncé au bambou.

La troisième année, toujours rien ne sortit des graines de bambou. Mais je n’ai pas renoncé au bambou.

La quatrième année, de nouveau, rien ne sortit des graines de bambou. Mais je n’ai pas renoncé au bambou.

Lors de la cinquième année, une petite pousse de bambou sortit de la terre. En comparaison avec la fougère, elle avait l’air très petite et insignifiante.

La sixième année, le bambou grandit jusqu’à plus de 20 mètres de haut. Il avait passé cinq ans à fortifier ses racines pour le soutenir. Ces racines l’ont rendu plus fort et lui ont donné ce dont il avait besoin pour survivre.

Savais-tu que tout ce temps que tu as passé à lutter, tu étais en fait en train de faire pousser des racines ? dit l’ancien, et il continua…

Le bambou a une fonction différente de la fougère, cependant, les deux sont nécessaires et font de cette forêt un lieu magnifique.

Ne regrette jamais un seul jour de ta vie. Les bons jours te rendent heureux. Les mauvais jours te donnent de l’expérience. Les deux sont essentiels à la vie, lui dit l’ancien, et il continua…

Le bonheur te rend doux. Les essais te rendent fort. Les peines te rendent humain. Les chutes te rendent humble. La réussite te rend brillant.

Si tu n’obtiens pas ce que tu désires, ne désespère pas… Qui sait, peut-être que tu es juste en train de fortifier tes racines. »


Hélène Coutand I Coaching – Bilan de Compétences - Sophrologie - www.helenecoutand.fr I [email protected]